PROJET

En juin 2018, le Conseil de la Nation anishnabe du Lac Simon signe un accord de contribution de 1,26M$ pour une période de 5 ans avec Environnement et Changement climatique Canada pour la mise en œuvre d’actions pour le rétablissement du caribou des bois au sud de Val-d’Or, en partenariat avec les Premières nations de Long Point et de Kitcisakik. De plus, le Québec a été impliqué tout au long du développement de cet accord puisque c’est à ce dernier que revient plusieurs des compétences impliquées dans le rétablissement de l’espèce, notamment la gestion du territoire et des ressources fauniques.

Les activités comprises dans le plan de travail pour la période 2018-2023 sont les suivantes et peuvent être amendées en fonction de l’évolution de l’état de la population de caribous forestiers :

Stratégie de rétablissement

• Démantèlement, fermeture et reboisement de chemins forestiers afin d’améliorer la qualité de l’habitat dans l’aire de répartition du caribou forestier de Val-d’Or (reporté en 2019 et 2020 faute d’autorisation);
• Mise en œuvre d’un programme de contrôle des prédateurs (ours et loups) (réalisé en 2018 et 2019, suspendu en 2020 suite à la mise en enclos des caribous);
• En collaboration avec le gouvernement du Québec, participation à deux survols automnaux par année afin de faire un dénombrement annuel de la harde de Val-d’Or.

Projets de recherche

• Identification des secteurs sensibles du caribou de Val-d’Or. Ces secteurs serviront à prioriser les activités de fermeture de chemins forestiers et de camps de chasse et les activités de déprédation (St-Laurent & Gosselin, 2020);
• Redéfinition des limites du territoire qu’il sera nécessaire de protéger et de restaurer afin d’offrir à la harde un habitat propice au maintien d’une population en santé et autosuffisante, basée sur les connaissances traditionnelles et scientifiques (St-Laurent & Gosselin, 2020);
• Mise en œuvre d’un programme de suivi des chemins forestiers fermés/reboisés (reporté dû au report des travaux de fermeture de chemins);
• Réunion des informations pertinentes pour soutenir la prise de décision quant à la réintroduction de faons provenant d’une autre harde, afin d’augmenter le cheptel et la diversité génétique de la harde de Val d’Or;
• Réalisation d’une revue de littérature et d’un projet pilote (expérimental) sur l’ensemencement de lichen. L’objectif est d’évaluer et de maîtriser cette technique pour éventuellement faire de l’ensemencement de lichen à grande échelle au besoin;
• Réalisation d’un inventaire cartographique des sites où se trouve du lichen. L’identification de ces sites permettra une meilleure gestion de ceux-ci.

Sensibilisation et mobilisation

  • Promotion du projet au niveau des communautés;
  • Sensibilisation des utilisateurs du territoire au dérangement du caribou et aux comportements appropriés à adopter dans son habitat;
  • Possibilité  pour les communautés d’avoir les moyens nécessaires afin de participer aux différentes rencontres et événements concernant le caribou des bois.

Depuis la signature de l’accord en 2018, la population de caribou a passablement changé, passant de 18 individus dénombrés en 2016 à 7 en 2020. Des ajustements sont donc nécessaires au plan de travail et sont en cours de réalisation. De plus, la Première nation du Lac Simon collabore directement avec le MFFP pour certaines activités liées à la gestion de la population de caribous forestiers au sud de Val-d’Or, notamment pour la garde en captivité des individus restants. Bien que la garde en enclos ne peut pas être vue comme une action de conservation comme telle et que nous sommes impatients de connaître la suite du plan de protection de l’espèce, nous désirons être partie prenante dans tout ce qui concerne le caribou forestier sur nos territoires ancestraux.